| La mort en face
L’exposition « à corps perdu » propose - le temps de la visite - de regarder la mort en face, selon un parcours qui retrace symboliquement la prise de conscience progressive de la mortalité de l’être au fil de la vie et les questionnements qui en découlent.
La mort interpelle. Le caractère aléatoire imprévisible de sa survenue, élément marquant d’une incertitude et d’une finitude que l’on s’efforce d’oublier, déstabilise profondément l’individu ou la communauté qui lui est confrontée.
La mort fait peur.
Parfois elle fascine et nous ravit...
Un voyage symbolique
La première partie de l’exposition explore les lieux réels ou imaginaires qui lient les vivants et les morts ainsi que les frontières mouvantes entre ces deux mondes, domaines d’élection des fantasmes les plus universels.
Le cheminement se poursuit dans l’évocation de la mort des autres puis de la mort de soi. L’appréhension concrète du corps et sa précarité matérielle y sont en constante tension afin d’exprimer combien l’humanité de l’homme tient autant à sa liberté individuelle qu’à sa capacité de relation à l’autre et au lien de fraternité que la rupture de la mort rend si douloureuse. Deux alcôves explorent plus longuement les relations à la mort en Asie et en Afrique soit au Bénin et en Chine. |